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Museum theft – Vol de tableaux au Musée d'art moderne de Paris: l'enquête avance

Vol de tableaux au Musée d’art moderne de Paris: l’enquête avance
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De Rémy BELLON (AFP) – Il y a 18 heures

PARIS — L’enquête sur le spectaculaire vol de cinq toiles de maîtres fin mai au Musée d’art moderne de la Ville de Paris, qui rouvre jeudi, progresse et se concentre sur des voleurs bien renseignés qui connaissaient les failles dans la sécurité de l’établissement.

Une dizaine de policiers du groupe des “antiquaires” de la brigade de répression du banditisme (BRB), spécialisé dans le vol d’oeuvres d’art, travaillent “sans répit” sur cette affaire qui a choqué le monde des arts, selon des sources proches de l’enquête.

Dans la nuit du 19 au 20 mai, cinq chefs d’oeuvre de Picasso, Matisse, Braque, Léger et Modigliani, avaient été dérobés, pour un montant estimé à 100 millions d’euros.

Les policiers de la BRB “n’excluent aucune hypothèse” sur le ou les malfrats et sur leur commanditaire. Les enquêteurs pensent que les voleurs, “très bien renseignés en interne”, ont “sans doute agi pour le compte” d’un collectionneur ou d’un riche amateur d’art.

Le “coup a été très bien préparé (…) ne laissant rien au hasard” et le ou les “Arsène Lupin” connaissaient “a priori parfaitement les lieux et les nombreuses failles de la sécurité”, selon les mêmes sources.

La piste du banditisme ou d’une filière organisée n’est “pas la plus plausible”, ont-elles ajouté.

La mairie de Paris – qui avait reconnu un dysfonctionnement du système d’alarme du musée depuis le 30 mars – a ouvert une enquête administrative.

Les “antiquaires” ont reconstitué le scénario du vol dans ce Musée d’art moderne de la Ville de Paris (MAM) situé avenue du Président Wilson.

Le 20 mai vers 04H00, un homme est passé par un balcon et a démonté une fenêtre, au moment où il savait qu’aucune ronde n’était programmée. Des images “quasiment inexploitables” d’une caméra le montrent masqué et ganté.

Il s’est alors glissé dans le musée, où il a “pris le temps de visiter plusieurs salles” puis s’est dirigé “directement (vers) les toiles” des cinq maîtres qui “étaient manifestement son objectif”.

Les tableaux ont été soigneusement ôtés de leurs cadres et les châssis conservés afin de ne pas les abîmer. En ce 20 mai à l’aube, il y avait peut-être un ou des complices à l’extérieur.

La police a confirmé que l’alarme ne fonctionnait pas, que les gardiens – dans leur PC situé au sous-sol et équipé de lits – n’ont rien vu sur les écrans. Aucun capteur de mouvements, comme il en existe dans des musées, n’a fonctionné.

“Il y a de véritables failles dans la chaîne de sécurité”, ont accusé les sources, et cela “se savait dans tout le MAM”.

Une polémique sur la sécurisation des musées a éclaté après le vol.

L’opposition UMP au maire Bertrand Delanoë (PS) a réclamé l’audition des responsables, dénonçant les “conditions rocambolesques” du vol et s’appuyant sur un rapport d’audit accablant de 2007.

Ce rapport sur les dispositifs de surveillance et de sécurité des musées de la Ville de Paris avait révélé que ces établissements semblaient “particulièrement vulnérables”.

La mairie s’était défendue en assurant que des travaux importants avaient été réalisés récemment sur la base de ce rapport. Au MAM, “les systèmes de radios ont été changés, les baies vitrées renforcées, le système de vidéosurveillance amélioré”, a dit la marie.

Le MAM rouvre ses portes jeudi pour l’exposition “Dynasty” présentant la jeune création française. Elle se tiendra dans une partie réservée aux expositions temporaires où “tout est sécurisé”, selon la mairie.

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